Compétition Digne-les-Bains – manche 1/1

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Cette compétition s’est organisée autour d’une seule manche en raison des orages, manche dans laquelle je finis 4eme. Le samedi, nous sommes montés au décollage et un Congestus, en phase de développement à un vingtaine de kilomètre, a percé la couche d’inversion sous nos yeux et s’est transformé rapidement en une belle cellule orageuse.
De ce fait, nous nous sommes donnés rendez-vous le lendemain pour une manche de 26,4km.

Nous sommes dimanche, il est 9H30 au point de rassemblement et des cumulus sont déjà en phase de formation. L’organisation décide d’une courte manche à cause du risque d’orage en milieu d’après midi.

Il est 11H00 et nous sommes au magnifique et spacieux décollage d’Andran et l’ouverture de ce dernier est fixée à 11H50 et le START programmé à 12H45.

Une fois en l’air, il nous est difficile de trouver le thermique nous menant au plafond. C’est seulement quelques minutes avant le START que je parviens à frotter le plafond à 1938m . D’ailleurs, il sera difficile de l’atteindre par la suite, peut-être dû au renforcement de la brise.

Première balise atteinte, la seconde également, je commets l’erreur de ne pas surveiller ma hauteur/sol, pour revenir au relief situé devant le décollage afin de refaire mon gain d’altitude. J’étais sans doute trop préoccupé par ma ligne me menant à la deuxième balise et aux concurrents me devançant.
Au final, je me retrouve à faire un point-bas qui me fait perdre 30 précieuses minutes. Mon erreur se répercutera sur mon classement final avec un écart de 30 minutes avec le premier.

Heureusement, je fais un bon choix, je me place devant le rocher dit « rocher de l’escalade » et m’extrait petit à petit en voyant désespérément mes concurrents continuer la course. J’apprendrai plus tard que cet endroit est très turbulent et technique…

Extrait de cet endroit avec suffisamment d’altitude, je vise la 3eme balise et au retour de celle-ci et en direction de la 4eme, je vise cet endroit qui, sans aucun doute, me délivrera une belle ascendance :

Une fois mon gain d’altitude effectué, je ne commets pas l’erreur de beaucoup de pilotes, celle de se placer sous le vent du relief de la 4eme balise. En effet, je fais un détour par la face sud de ce relief :

Une fois situé dans « la pompe de service », un Congestus semble se former au dessus de moi. De ce moment à celui du franchissement de la section de fin du chronomètre, je prends sans cesse de l’altitude, accélérateur à fond, et surveille simultanément le développement rapide de ce nuage se situant derrière moi.
Une fois posé, je constate que ce nuage s’est disloqué mais que des cellules orageuses commencent à se former aux horizons.

J’apprends ma 4eme place au classement et suis énormément heureux d’être parti de très loin suite à mon erreur en début de manche. Nous sommes 6 pilotes sur 18 à avoir bouclés le circuit.

Compétition Vallouise – manche 2/2

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Me voilà prêt pour cette 2eme manche et je suis très optimiste. Pourquoi ? Parce que les conditions plutôt stable annoncées en début de journée sont des conditions que j’adore d’un point de vue technique.

Le premier décolle et fait un tas. J’apprends qu’il a mal optimisé son thermique. Celui là, c’est pour moi !
Tout le monde attend. La brise est installée et je décolle seul. Je dévie vite à gauche et exploite un faible thermique et réussit une petite extraction.

10 minutes plus tard, quelques uns décollent et restent désespérément bas durant de longues minutes.
Me faisant trop dériver dans mon petit manège, je transite vers le décollage et rejoins la petite falaise à droite où je trouve quelque chose de mieux.

En attendant le START, l’arrivée au plafond est compliquée. Parfois, je rejoins les autres pilotes et d’autre fois, j’explore d’autres coins potentiels. Au final, je me retrouve plus haut que mes adversaires jusqu’au lancement du START.

TOP DEPART ! Je trace vers la 1ere balise dans le groupe de tête. Je prends soins de choisir une bonne ligne en observant les 2 pilotes devant moi et sur ma gauche.

1ere Balise validée, nous nous dirigeons vers la 2eme et refaisons le plein d’altitude entre temps.

La 2eme balise est positionnée à un endroit très technique. C’est à dire que l’extraction y est très difficile. On tente de prendre de l’altitude au seul endroit potentiel.

Les thermiques sont étroits, désorganisés et vite dissipés au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur. On choisit l’option de rejoindre la face sud de la Tête d’Amont :

Et me voilà confronté à une aérologie violente ! En effet, je me retrouve dans un venturi et emprunte un ascenseur en avançant à 6km/h. Je me fais de plus en plus matraquer et transite vers la zone de décollage en veillant à ne pas être trop bas. Simultanément, un pilote atterri dans ce trou et annonce une brise de 50km/h !
Malgré ma hauteur, je me retrouve dans une machine infernale, sans doute dans les rouleaux du venturi (video 06:13).

Après une bataille éprouvante, je parviens à transiter vers le lieux espéré et un peu bas.
Je remonte longuement et patiemment. À l’issue, j’estime être suffisamment haut pour rejoindre la 3eme balise sans être trop contrer par la brise au retour.
Au retour de cette balise, je reprends de la hauteur durant lequel un vautour nous rejoint !

Le plafond n’étant pas très haut, je transite avec un autre pilote vers La Cime de la Condamine pour valider les 3 balises suivantes.

Ici, les plafonds sont plus généreux. Les versants ouest et sud-ouest me facilite le cheminement vers la dernière balise :

Avant de parvenir à cette dernière, j’enroule sur quelques tours une ascendance généreuse et me retrouve à 5,7 de finesse de la dernière balise. Je joue la carte de la prudence, ne connaissant pas la répercussion sur la masse d’air du venturi rencontré précédemment.
Finalement, ce sera un tour de trop dans le thermique car mon adversaire, avec son aile de catégorie D, me devancera de 3-4s !

Je me positionne 2eme dans cette manche durant laquelle 16 pilotes ne parviennent pas à boucler le circuit.

Le résultat au général me positionnera 4eme dans cette compétition.

Compétition Vallouise – manche 1/2

Le résumé de la 1ere manche sera court, de même pour la distance parcourue !
Forte instabilité annoncée avec des Congestus et des risques d’averses orageuses dans la 1ere moitié de journée.
Malgré cela, cette manche est lancée, dans laquelle nous devons réaliser un parcours en 4 branches et réaliser le plus long circuit.
Il est 12H00, la fenêtre de décollage est ouverte.

Je devienne l’arrivée de l’orage et hésite à décoller en conséquence. Je me prépare, attends derrière les pilotes l’annulation de la manche. Malgré les annonces radio répétées, alertant de l’arrivée de la pluie, tout le monde continue à décoller.

Je me contrains à décoller et ne suis guère optimiste pour la suite des événements.
Nous passons dans l’ombre du monstre et je continue à enrouler tout en surveillant et en espérant l’annulation de cette épreuve. J’hésite à donner le niveau 3.

Je m’inquiète de plus en plus et décide de partir vers le ciel ciel dégagé à l’Est du décollage pour garder une marge de sécurité dérisoire.

N’ayant toujours pas de nouvelle à la radio, je décide de poser en sécurité.
Et 10 minutes plus tard, le tonnerre gronde, la pluie tombe et une forte brise s’installe. Il reste quelques pilotes en l’air et le dernier affronte difficilement la brise à l’atterrissage.

Au résultat, les meilleurs réalisent 6 km, moi 4 et termine 12eme/22. La seconde manche me permettra un excellent classement.

Compétition Mont Bouquet – manche 1/1

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Me voilà face à ma première compétition, au Mont Bouquet, après 4 autres annulées auxquelles je m’étais inscrit. En effet, les conditions météorologiques n’étaient pas propice à notre pratique. Raison pour laquelle 2 des 3 autres manches du Mont Bouquet ont été également annulées.
Pour cette seule et unique manche, les conditions semblaient généreuses sur papier. Par contre, pas de cumulus de prévu et un ciel voilé de cirrus dans l’après midi accompagné d’un vent orienté nord en surface, et nord-est en haute couche.

Cependant, les premiers décollages matérialisaient une masse d’air plutôt stable en basse couche et le début de course n’était pas facile.
On arrive à 9H00 au PC de course à Seynes avec un accueil chaleureux. En levant la tête, le ciel est dégagé, et le vent météo annoncé incite les organisateurs à déplacer le décollage au Serre de Barre.

Comme beaucoup d’autres pilotes, je me suis inscrit la veille, la compétition des Saisie (Alpes du Nord) étant annulée à cause des conditions météorologiques attendues. Ainsi, nous nous retrouvons à 35 dans cette compétition, dont une dizaine appartenant au pôle espoir de Font-Romeu.

Après les inscriptions et le ravitaillement, nous partons à plusieurs navettes, la mienne contrainte de passer à l’atterrissage. Arrivé au décollage, tout le monde est prêt !
Il me reste 30minutes pour me préparer et dois gérer un soucis matériel en parallèle.

Je ne prends pas le temps de manger correctement et les pilotes commencent à décoller alors que je n’ai pas fini ma préparation. En les observant, je constate que l’instabilité est très peu marquée et que les pilotes s’extraient difficilement. C’est alors que je décide au dernier moment de passer de 105kg à 98kg de PTV en enlevant mon ballast.

Ouverture du décollage à 13H30, Start à 14H00 et fermeture à 14H30. Le créneau de 30 minutes me semble court et est inhabituel pour certains compétiteurs. Malheureusement, je décolle parmi les derniers, soit à 6 minutes avant le Start…

Au décollage, la brise disparaît peu à peu jusqu’à s’éteindre. La raison étant que les ascendances deviennent timides et me bats difficilement en conséquence. Arrivent ensuite des pilotes enrouler à mes côtés, l’extraction peut alors commencer.

Le Start est lancé, un groupe part. Les derniers pilotes dont moi continuons à atteindre le plafond avant de se lancer vers la première balise.

Sur la transition, beaucoup se retrouve vite bas faute d’ascendances. Je décide de choisir une autre ligne pour ma transition mais je m’écarte trop, préoccupé par le groupe de tête et non par mon plan de vol. Malgré cette erreur, je sais que le vent météo est très faible et n’aurai pas de difficulté à franchir la balise. Pour revenir à cette tactique, mon écart initial devait profiter de la dérive du thermique de la ville en contre-bas et des reliefs exposé en sud :

1ere balise atteinte, et étant bas, j’espère trouver un thermique sur ces légers reliefs rocailleux :

La gravité terrestre me rappelle vite à l’ordre (350m/sol) et je prospecte très longuement. Si c’était à refaire, j’aurai transiter le long des gorges côté ouest :

Après avoir longuement tourné dans de très faibles noyaux, je transite vers le village de La Bildoire pourvu de reliefs bien exposés :

Je traverse ensuite un plateau et me dirige vers les habitations, les terres déboisées et les légères collines, et trouve une faible ascendance entre temps.

Le thermique est faible mais sa dérive est parfaite. J’atteins 1137m et j’arrive aux antennes de Saint-Brès comme voulu. Positionné autour de ces antennes, je trouve mon thermique de 3m/s, atteins le plafond (1987m) et transite en direction de la 2eme balise.
A présent, j’évite de me retrouver en dessous des 1100m, couche dans laquelle la masse d’air est plutôt stable.
Au court de ma transition, j’aperçois, au bout de la plaine, un groupe bas se disloquer. Des pilotes galèrent également à transiter vers la 2eme balise et adopte un plan de vol optimiste en conséquence. Je décide de passer par le Mont Bouquet. Ma transition vers ce point est la chance pour moi de trouver des thermiques, notamment grâce à certaines barres rocheuses.

Le choix est bon, je monte à 1400m et transite vers la balise. Entre-temps, je refais le plein à 1560m et termine mon parcours tout en finesse. Bien que réussi, j’aurai du faire une légère laisse de chien, le vent météo s’étant renforcé à 16km/h.

Je boucle le circuit, termine 16eme/35, et la moitié des pilotes n’arrivent pas au Goal.

Cette épreuve m’a bien rodé pour mes prochaines compétitions et a été très enrichissante ! Je sais désormais à quoi m’attendre, que ce soit sur le plan matériel, technique, et psychologique. Mais l’apprentissage commence seulement dans ce domaine ! J’attends la mise en ligne des traces GPS pour les analyser et apprendre beaucoup sur celle-ci. Merci à l’entraîneur Alexandre.D et à Floriant.S de m’avoir fournit des conseils que je n’oublierai pas.

Vautours fauves – Gorges du Verdon

  • Envergure : 2,4 – 2,7m
  • Poids : 7 – 11kg
  • Vitesse vol ~ 50km/h
  • Finesse : 15 (plané de 15km à partir de 1000m d’altitude)
  • Espérance de vie ~ 30ans

Nettoyeurs de la nature, les vautours fauves fonctionnent en réseau, par petit groupe et peuvent parcourir quotidiennement jusqu’à 100km.

A la recherche de nourriture, il utilise les ascendances thermiques (« pompes » dans notre jargon) pour transiter dans ses zones de prospection.

Une ascendance thermique est simplement une bulle d’air chaud se détachant du sol et s’élevant dans les airs, car elle est moins dense que l’air ambiant.
Appelé « éboueur » de la nature, il se nourrit de charogne et son système digestif puissant permet de rompre la chaîne microbienne et parasitaire. En effet, son estomac présente un PH de 1 à 1,5.
Ainsi, ce nécrophage contribue à la limitation des épizooties et de la pollution que représente la présence, dans les lieux difficile d’accès, de carcasses d’animaux morts.

Suite à la disparition de ce rapace dans les régions méditerranéennes au cours du siècle dernier, il fût réintroduit dans le Verdon ainsi que dans d’autres endroits.

Mes photos ont été prises autour des Gorges du Verdon. Les Vautour sont facilement visible sur les points de vue panoramique de la route des crêtes.

Vous êtes passionnés par ces êtres majestueux ? N’hésitez pas à me contacter afin de vous fournir l’endroit idéal pour les observer à moins de 10m.