Programme de début d’année 2019

L’année 2019 commence !

Ayant très peu volé en fin d’année 2018 à cause des conditions météorologiques non favorables à la pratique du parapente, j’ai effectué mes premiers vols de l’année sur la crête de la Sainte Baume.

Mon programme pour les semaines à venir est chargé, avec des invitations aux assemblées générales des clubs aux alentours de la Sainte Baume, pour me présenter en tant que membre du conseil d’orientation du collège “loisirs et sports de nature” et m’ouvrir à toutes discussions au sujet du vol libre sur le PNR de la Sainte Baume.

Concernant le PNR de la Sainte Baume, les réunions du conseil d’orientation s’organiseront environ toutes les 6 semaines. A propos des projets “vol libre” au sein du PNR, j’ai envoyé 2 demandes sur l’installation d’une balise Pioupiou sur le décollage de La Pastorale de la Sainte Baume. L’une a été initiée pour la parcelle en aval du décollage, appartenant à l’ONF et l’autre, pour la parcelle appartenant à la commune de Riboux. Un rendez-vous sera fixé avec l’adjoint au maire de la commune de Riboux afin de l’accompagner sur le décollage et lui apporter toutes les informations concernant ce projet. Espérons que cela débouche également sur une officialisation du décollage !

Ensuite, participation à un stage de simulation d’incident de vol à Roquebrune Cap Martin avec Marseille Parapente du 12/01 au 13/01, avec une équipe très compétente, efficace , et toujours à l’écoute !


Le stage Simulation d’Incidents de Vol (SIV) est un stage de pilotage en milieu aménagé, au dessus d’un plan d’eau pour mieux amortir une éventuelle chute avec parachute de secours. Pour un parachute de secours classique comme le mien, le taux de chute est approximativement de 5,5m/s. Toutefois, il en existe des plus performant (et plus cher) avec des taux de chute pouvant atteindre les 3,7m/s.
Durant un stage SIV, on peaufine tout le pilotage et principalement la gestion des incidents de vol.
Il permet à la fois d’améliorer sa sécurité en améliorant son pilotage actif et ses performances.
De plus, le stage SIV permet de travailler son mental en travaillant la confiance en soi et en son matériel. Il permet d’approfondir la connaissance de son matériel en effectuant des manoeuvres de descente rapide, de fermeture d’aile, de décrochage etc.
Pour clore cette partie, le stage Simulation d’Incidents de Vol doit être une étape obligatoire et à consommer sans modération ! “La SECURITE des autres et de soi-même est EXTREMENT IMPORTANT !”

Je commence l’année avec une excellente nouvelle, je volerai probablement sous la marque AXIS. En effet, Floriant Sanchez, importateur de la marque AXIS, me remettra en main propre une aile de démonstration, la VENUS SC (Sport Class). Cette aile présente un allongement de 6,6 et risque de faire un gros succès en compétition ! Bien sûr, j’exposerai mes observations détaillées sur la Venus SC après l’avoir essayé. Si l’aile me séduit, un partenariat sera établi avec AXIS et intègrerai leur ”team pilots” en conséquence. Et par la suite, je m’inscrirai de nouveau à un SIV avant la fin du mois d’avril pour me familiariser avec la Venus SC. En tout cas, un énorme merci à Floriant Sanchez ! Il a été convaincu par mes ambitions et suis très optimiste pour l’avenir.

Se lancer dans la compétition est difficile financièrement car le matériel coûte cher. En effet, mes petites économies seront confrontées cette année à diverses dépenses telles qu’un instrument de navigation aérienne pour la compétition, un parachute de secours carré au taux de chute moins important que mon parachute actuel, une balise de détresse, d’éventuels stages, les frais kilométriques pour les compétitions distantes (Pyrénées, Auvergne, plaine etc.)…

Pour terminer, cette année sera riche et je remercie ma femme qui m’accompagne et me motive dans mes démarches.

Bonne année à toutes et à tous !

L’émagramme en “simplicité”

J’ai régulièrement constaté sur les décollages des pilotes frustés de ne pas comprendre les émagrammes. Pourtant, il s’agit d’une source indispensable pour la préparation d’un éventuel cross, une compétition etc.
Pour certains, il est difficile d’assimiler la théorie et pour essayer de remédier à ce problème, j’ai créé cette video pour les aider.

Mots clefs :

Adiabatique :
Signifie sans échange de chaleur avec le milieu.
On parle d’adiabatique pour une variation de température lorsqu’un volume de masse d’air monte ou descend. Dans une adiabatique, ces variations de température sont causés par un changement de pression de la masse d’air.

Adiabatique sèche :

Adiabatique humide :

Rapport de mélange :
Représente l’évolution de l’humidité d’une masse d’air ascendante

Isotherme :
un isotherme est une ligne fictive le long de laquelle la température est constante.

Convection :
Elévation d’une masse d’air chauffée par le sol et remplacé par de l’air plus froid descendant.

Gradient de température :
Variation de la température entre 2 couches d’air.

Température de point de rosée :
Température à laquelle une masse d’air chargée en vapeur d’eau doit se condenser. Par conséquent, il s’agit de la base du nuage.

Géopotentiel :
Le géopotentiel terrestre est donné par le produit g.z avec g (gravité) l’accélération de la pesanteur à 9,81 m/s² et z l’altitude en mètre.
En pratique, on suppose que le champ de gravité est constant sur la Terre de sorte que z n’est plus l’altitude par rapport au niveau moyen de la mer mais une altitude dite géopotentielle.
En d’autres termes, le géopotentiel désigne le potentiel gravitationnel en un point autour du globe et à une altitude donnée. Ainsi, la hauteur du géopotentiel désigne l’altitude à laquelle on atteint un potentiel égal de gravité.

Présentation du Parc Naturel Régional de La Sainte Baume

Le Parc Naturel régional de la Sainte Baume a été créé le 21 décembre 2017 pour la protection et la sensibilisation de ses richesses naturelles et culturelles.

Petit rappel, un Parc Naturel Régional est un territoire rural habité, reconnu pour la qualité de son environnement et pour ses richesses naturelles et culturelles.

Un PNR est un espace à l’équilibre fragile à l’intérieur duquel des actions de préservation et de valorisation sont développées.

http://www.pnr-saintebaume.fr/


Fiche d’identité :

création : 21/12/2017

localisation : Var et Bouche du Rhône (image)

sommet : 1148m, Jouc de l’Aigle et Signal de Béguines

longueur : 12km

 

Il y a 65 millions d’année, la péninsule ibérique entre en collision avec la plaque européenne, formant en conséquence les Pyrénées. De plus, le sud-est subit un mouvement vers le nord-est érigeant des déformations importantes comme celle du massif de la Sainte Baume. Son pied se situe à 686m d’altitude et dispose en face nord d’une forêt à très haut degré de naturalité. On la nomme « fôret relique » car elle offre une variété et une qualité exceptionnelle des espèces.
La face sud du massif présente une zone plus aride du à son exposition au Soleil.
La Sainte Baume présente une faune riche et voici l’identité de quelques espèces exceptionnels que l’on peut croiser :

Lézard ocellé

Longueur-totale : 60-75cm

Nourriture principale : insectes, molusques, petits fruits

Habitat : crevasses rocheuses, vieilles souches, blocs, fissures

Prédateurs : Couleuvre, Milan noir, Buse Variable

Poids adulte : 130-180g

Longévité : 10ans

 

Le Lézard ocellé est diurne et fait partie des espèces en voie de disparition. Il s’agit du plus grand lézard en France. Après accouplement, la femelle porte entre 5 et 24 œufs et présente un corps très gros et dilaté. A la ponte, la femelle creuse une cavité dans le sol pour y déposer ses œufs qui écloront en septembre et octobre après 70 à 95 jours d’incubation.

 


Aigle de Bonelli

Taille : 72cm

Envergure : 150-180 cm

Poids : 1500-2100g

Alimentation : reptiles, oiseaux et mammifères. Principalement les lapins, les pigeons et les lézards occelés

Longévité : 25-30ans

 

L’aigle de Bonelli est qualifié de méditerranéo-montagnard car ce rap

ace recherche un habitat sur les falaises en basse altitude au climat méditerranéen. En vol, il peut atteindre jusqu’à 4000m d’altitude.

A noter :  cet oiseau est très sensible. En cas de dérangement sur ses lieux de reproduction, celui-ci abandonne son nid. Cet aigle préfère s’éloigner de l’homme pour ses activité et son habitat

Lors de la reproduction, la femelle pond 2 œufs en moyenne et la couvaison dure une quarantaine de jours. Après

éclosion, les juvéniles séjournent dans le nid durant 2 mois environ.

L’aigle de Bonelli est menacé les lignes électriques, les éoliennes où de plus en plus de collisions mortelles sont répertoriés, certains comportements humains vis à vis de l’environnement, la disparitions des proies faisant objet d’une multitude de causes (constructions immobilières ”sauvage”, destruction de son environnement etc.).


Circaète Jean-Le-Blanc

Taille : 70cm

Envergure : 166-188cm

Poids : 1200-2300g

Longévité : 17ans

Alimentation : couleuvres et autres reptiles

Le circaète Jean-le-Blanc est reconnaissable avec sa capacité de vol stationnaire. En chasse, il vole à basse alitude, de 30m par rapport au sol jusqu’à 400 où il s’élancera en piqué sur sa proie. Il habite essentiellement à proximité de zones boisées et de grandes clairières. Il niche sur des arbres tels que les pins, les sapins, les chêne et les hêtres.

Lors de la période de reproduction, la femelle ne pond qu’un seul œuf début avril et l’incubation dure entre 45 et 47 jours. 45 jours après l’éclosion, le juvénile voit son plumage au complet et commence ses premiers vols vers 70 à 80 jours.

Comme l’aigle de Bonelli, il fait face aux mêmes dangers.

Les différentes disciplines en compétition

Epreuves de vitesse :

Cette discipline s’effectue autour d’un parcours marqué par des balises dans un ordre bien défini et dans laquelle le premier à être arrivé au goal gagne.
Les balises se présente sous forme de coordonnées GPS rentrées avant le décollage, sur les instruments de navigation.

Il existe 5 types de manches :
– Race-to-goal/Course au but :
Départ à une heure unique et réalisation du parcours le plus vite possible.
– Elapsed-time/Temps minimum :
Le décollage se fait au moment voulu et l’épreuve débute au franchissement d’une balise. Le parcours doit être réalisé le plus rapidement possible
-Multi-start/Plusieurs départs:
Même principe que le Race-to-goal mais avec plusieurs heures de départs. Au pilote de choisir le départ approprié afin d’entrer dans le meilleur créneau de vol.
-Cats-craddle/Cumul tactique de balises :
l’objectif et de faire le plus de points selon les règles FAI. Le pilote qui parcourt la plus longue distance sans franchir 2 fois la même balise  gagné.
-Open/Distance libre :
Start donné au décollage et l’objectif  est d’aller le plus loin possible dans une zone définie.

En fin de vol, le pilote transmet à l’ordinateur des organisateurs la trace GPS pour vérification et validation.

La Coupe Fédérale de Distance (CFD) :

Compétition se déroulant sur une année à la fin de laquelle un classement est effectué en fonction de la distance parcourue ainsi que le type de parcours :
– distance libre avec 2 points de contournement,
– distance libre avec 3 points de contournement,
– triangle plat,
– triangle FAI,
– circuit en polyèdre.
Les pilotes déclarent leurs vols pendant l’année de compétition et les 3 meilleurs vols sont pris en compte dans le calcul du classement.
Plus de détails >> ICI <<

La Voltige :

Il s’agit d’une compétition dans laquelle les pilotes effectuent des acrobaties notées par des juges.
Il existe les manches solo et celles effectuées à 2 en synchronisation.
Afin de garantir la sécurité des parapentistes, les évolutions s’effectuent au dessus d’un plan d’eau.

Le marche et vol (hike&fly) :

C’est une compétition nécessitant une très bonne condition physique car le pilote doit réaliser un parcours sur plusieurs jours, avec des passages obligatoires, le tout en marchant et en volant dans un créneau horaire bien défini.
De plus, le compétiteur devra être suivi par un assistant pour les ravitaillements par exemple.

La précision atterrissage

Mes ambitions dès 2019

DU REVE A LA REALITE :

Fasciné par la montagne et la nature depuis mon plus jeune âge et membre du conseil d’orientation du Parc Naturel Régional de la Sainte Baume, je compte partager ma passion et sensibiliser les personnes sur notre environnement fragile qui nous fait le don d’un immense terrain de jeu.

La nature nous offre un grand espace de liberté et il est primordial d’y être sensibilisé.

Pour continuer à m’investir dans le vol libre, mon objectif principal est la participation aux compétitions de vitesse et de marche et vol si possible. De plus, je souhaiterais partager mes récits de vol bivouac et de cross, et sensibiliser les personnes que je croiserai sur ma route, démarche que j’entreprends lorsque l’on me prend en stop après un cross.

Selon moi, les épreuves de marche et vol est le meilleur moyen d’être en contact avec la nature. De plus, l’aspect d’autonomie rend cette compétition très intéressante car il s’agit d’une course à la fois tactique et stratégique dans laquelle le meilleur observateur peut planifier le meilleur parcours et plan de vol.

Grâce aux compétitions, aux voyages et partages, j’espère progresser et obtenir différentes qualifications, dans le but de rendre accessible le plaisir du vol libre.