Mini Trans’Alps : manche 1/2 – Gourdon

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Des conditions très printanières pour la compétition de ce week-end présentant un format original et intéressant. Il s’agit du ”mini format” de la Trans’Alps qui se déroulera à la fin du mois d’Août, pour une durée d’une semaine classée en FAI 2. Cette compétition propose un format light, agile et mobile comme le souligne l’organisation sur leur site officiel. Le but étant de se déplacer où ça vole afin d’organiser un maximum de manches et de profiter pleinement de la région des Alpes du Sud.

Pour ce weekend, la première manche s’organise à Gourdon et des conditions explosives nous attendent.
La veille de cette première manche, tous les modèles météorologiques prévoyaient des plafonds exceptionnels à en donner le vertige. 3500m attendus et confirmés par certains pilotes ! Hormis le modèle GFS, les émagrammes donnaient une très forte instabilité en basse couche pour ce samedi 7 mars.

L’organisation décide d’une manche libre de type CFD calculé sur la base de 3 branches, à partir du décollage d’Embarnier et un Goal à l’atterrissage des Abeilles. Les meilleurs réaliseront 123km non bouclé et 92km bouclé ! Quant à quelques pilotes, dont moi-même, on se contentera d’un faible kilométrage au compteur.

Au décollage, les premiers cumulus surgissent laissant penser à des plafonds très généreux. De nombreux vautours en vol précèdent notre prise d’envol. Le décollage est ventilé, quelques aller-retour devant et nous trouvons le thermique à côté du décollage du parking.

Mon itinéraire étudié la veille en cas de manche CFD, donne un passage par Gréolière, le Col de Bleine, Castellane si possible et un retour vers le Goal à Gourdon. Le retour s’effectuerait sans doute vite, mais difficilement à cause du vent météo en ouest faisant une forte entrée en milieu d’après midi.

En attente du START dans le thermique en prêtant attention à la TMA située au dessus, à 1980m, je visualise parfaitement l’itinéraire pensé. N’ayant jamais volé dans l’arrière pays, je m’attends à certaines découvertes…

Le START sonne, je ne vois personne entamer la première transition. Je décide de commencer mon chemin et Stéphane me suit. à Mi-chemin entre Gourdon et Gréolière, je distingue la majorité des pilotes prendre une direction différente, en Nord-Ouest, et il est trop tard pour les suivre. Étant presque seul, je m’attends à un vol difficile.

Sur la route de Gréolière, j’aperçois un biplaceur en transition vers le village. Il doit bien connaître les lieux et suis attentif à son vol. En transition, je passe un premier thermique m’amenant 74m sous la TMA sachant que je me réserve une distance de sécurité de 180m car, avec l’instabilité présente, on est vite surpris !
Arrivé à Gréolière, l’aérologie est puissante. Je vole en dynamique pour reprendre de l’altitude et enroule un thermique à couper le souffle avant d’entreprendre ma prochaine transition vers le col de Bleine. La gestion de la TMA est difficile et suis prudent en conséquence.
Dans la vallée, de l’ouest commence à se ressentir et il n’y a aucun appui au relief comme je le prévoyais. J’effectue un premier point bas à 25m du sol, transite chercher un autre thermique le long du col de Bleine, et atterris après n’avoir trouvé aucun thermique au bout de 19,3km de vol raté.

Ne connaissant pas les lieux, les plateaux à l’arrière pays me surprennent par leur élévation, laissant moins de marge de sécurité avec la TMA. J’aurai du patienter après le START, partir en même temps que d’autres pilotes, et prendre le chemin le plus court qui me ferait sortir de la TMA et profiter des plafonds de la journée. D’ailleurs, beaucoup de pilotes flirtent avec la TMA et se retrouveront également avec peu de kilomètres parcourus.
La manche du lendemain sera complètement différente.

Photos : Sarah Decoupigny

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