Des plafonds toujours plus hauts

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Départ à pied à 10H45 de l’atterrissage de Cuges-Les-Pins.

Dès mon départ, la manche à air commence à s’agiter. Pas de vent météo annoncé à la hauteur du décollage à cette heure-là, et des thermiques semblent déjà rôder dans les airs.
La veille, l’émagramme n’annonçait pas cette situation, une basse couche plutôt stable de 0 à 600m environ, comme à Signes.

11H40, j’arrive au décollage. Il n’y toujours pas de vent météo mais une brise de 10km/h travers gauche est bien marquée. Les cycles ne semblent pas très espacés, mais il faudra décoller dans le bon créneau pour localiser et rejoindre le thermique sous le risque de ne pas tenir en soaring.
Je décolle, pars à gauche où le relief était probablement générateur de thermiques et je ressens que de petites bulles inexploitables. D’ailleurs, je remarque l’agitation des feuilles mais ne trouve étrangement rien d’exceptionnel.
Je retourne en direction du décollage et continue d’observer…
Au moment de passer devant la zone de décollage, je sens que la masse d’air devant moi me tire et me laisse dériver vers celle-ci en conséquence. Bingo ! Je trouve le thermique avec lequel je fais mon premier gain de 1103m avec un ascension moyenne de 1,24 m/s (12h09).
Je ne le lâche pas et en profite pour me laisser dériver vers la Sainte Baume. Je croise au passage un couple de buse enrouler vers 900m.
Arrivé au dessus de la Sainte Baume, je me retrouve dans un léger vent météo d’ouest avant de se rétablir à nouveau en sud-ouest. Mes gains d’altitudes étant prometteurs avec un vent météo raisonnable, je pense à un aller-retour Cuges-Les-Pins ↔ Signes.
Bref, je refais un plafond à l’est de la Crête à 1866m et transite en direction de Signes (19h50).
A mi-chemin, je repère 2 biplaces grattant les rares ascendances et atterrissent pendant que d’autres pilotes attendent au décollage de Signes. Là-bas, la tendance plutôt stable en basse couche était justifiée. C’est en arrivant au dessus du décollage de Signes que les ailes commencent à décoller et à enrouler difficilement. Au même moment, j’enroule un thermique à 0,81m/s de moyenne pour atteindre 1459m (13h15) et tente de rentrer en direction de Cuges-les-Pins par la plaine.
Je me dirige vers la carrière à l’ouest de Signes, en vent de face, et ne trouve aucune ascendance. Je retourne en direction de Signes avec 932m d’altitude (13h22) et me ressource légèrement au niveau de la colline surmonté par les pylônes haute-tension avec une dérive arrangeante.

Je transite en direction d’une arrête orienté SO, à proximité de la zone d’envol de Signes.

A partir de ce moment (13h32), j’essaie de refaire un plafond satisfaisant pour retourner sur la crête de la Ste Baume. Je rencontre que de faibles thermiques, 0 à 1m/s destructurés et étroits. J’en sonde 5 sur des pentes orienté SO et ont des forces ascendantes quasi similaires. Je décide de transiter vers la crête à une altitude de 1331m (14h01).
J’arrive un peu bas, à 1km d’un endroit potentiellement source d’acendances et bien orienté que j’ai repéré durant ma transition.

Malheureusement, à cause de mon altitude, la présence des lignes HT me contraignent à ne pas m’engager vers ce lieux et j’essaie de prendre un gain d’altitude suffisant pour rejoindre ce dernier (14h05). Me sentant trop dériver, j’abandonne et tire une carte chance. C’est après un faible gain d’altitude que je rejoins l’endroit désiré (14h08) et n’arrive pas assez haut.

J’ai commis l’erreur de ne pas plus prospecter à côté de Signes pour partir avec un gain d’altitude suffisant.

Atterrissage à 14h15, à 2Hde marche de la route la plus proche.
Un passionné de vol me ramène à Cuges tout en partageant notre passion commune. Merci Jean-Christophe pour ce retour !

La prochaine fois, je n’oublierai pas ma caméra pour partager de belles images !