Essais de l’AXIS Venus SC

20/01 – Découverte
Arrivé au décollage orienté sud-est, le vent tourne et un rideau de pluie arrive. La pluie n’étant pas arrivée sur la zone d’atterrissage, j’en profite pour déballer la voile et l’ausculter. La qualité de fabrication est irréprochable mais je regrette un peu la couleur des élévateurs A en jaune, habitué au rouge jusqu’à présent. Je tente quelques gonflages avec environ 10km/h de vent et constate que le pilotage aux arrières est incroyablement précis. Je m’y reprends même plusieurs fois afin d’être sûr du constat avant l’arrivée soudaine de la pluie.

21/01 – Petites conditions
A l’atterrissage, le vent est quasi nul et a tendance à tourner. Je m’exerce au gonflage dos voile. Lors du gonflage, je remarque qu’il ne faut pas insister sur les avants à partir des 3/4 de la fenêtre et dois laisser l’aile monter seule avec un appui ventrale suffisant.
Je conclus que l’aile par vent nul gonfle très facilement et garde une bonne maniabilité
1er vol à 13H00 :
Petites brises de pente et cycles courts, avec une tendance sud au décollage. Le gonflage de l’aile sur le décollage, comme mes gonflages d’essais à l’atterrissage en face voile et dos voile, furent très surprenantes ! Malgré ses 6,5/6,6 d’allongement, je ressens et vois que toute l’envergure est bien tendue. En sortie du décollage, je me dirige vers la gauche mais ne tiens pas en soaring. Je décide de m’avancer et commence à “gratter” des thermiques bien serrés, parfait pour un test en petite conditions.
L’aile m’informe très bien dans quel sens enrouler et à plusieurs reprises, je ne me trompe pas. Les zones ascendantes étant étroites, je parviens à obtenir un virage suffisamment serré pour continuer mes faibles gains d’altitude. Sachant que les thermiques n’étaient pas bien structurés, j’ai pris du plaisir à retrouver de rares petites bulles ascendantes grâce à une très bonne communication de la masse d’air. L’aile a une excellente réactivité et est précise en commande, parfait pour enrouler dans du petit, et je ne ressens pas d’inertie marquante.
Je trouve la quantité d’informations fournie par l’aile très satisfaisante, sans trop me communiquer la masse d’air environnante, juste ce dont j’ai besoin. L’aile n’est pas une “poutre” ou un “bloc”, ce qui me rassure pour anticiper quelconques fermetures et ne pas être surpris par celles-ci en aérologie mouvementée.
Étant un peu bas après avoir chercher “LE” thermique, j’estimais ma transition vers l’atterrissage limitée en finesse. Et grosse surprise, le glide de la Venus SC m’a permis d’arriver au dessus de la zone d’atterrissage avec une hauteur très satisfaisante !
La transition vers l’atterrissage me donnait l’impression d’un excellent plané. En effet, durant tout le vol, j’ai ressenti une très agréable sensation de glisse, incroyable…
2eme vol à 15H30 :
Au moment du gonflage, le vent tourne avec un travers pente d’environ 50 degrés. L’aile, face à moi, se recale vite sur la droite de l’axe du décollage en engendrant une cravate. Je réussis à l’enlever sans difficulté en basse fenêtre avant de l’affaler au sol. J’observe les conditions qui ont changé et constate que le vent météo était bien établit O-NO et turbulent à cause du relief en face du décollage. Je décide tout de même de gonfler mais au mauvais moment, lors de l’arrivée d’une rafale. Surpris, je traine légèrement sur mon cul et pilote aisément l’aile sans me faire shooter. J’étais agréablement surpris du comportement de l’aile qui ne shootait pas une fois au zénith, et facile à accompagner avec un pilotage adapté dans les rafales de vent.
Une fois en vol, malgré les turbulences, l’aile encaissait sans trop de mouvement parasite, mais nécessitant tout de même un peu de pilotage pour gérer les mouvements de lacet de l’aile causés par les turbulences.

29/01 -Vol en queue de mistral à la Sainte Baume
J’arrive tardivement et loupe la convection de la journée avec l’arrivée successive d’alto-cumulus et d’alto-stratus. Cette fois-ci, je vole avec la Venus SC avec un vent plus soutenu que le dernier essai et en soaring.
Un pilote gonfle sa Gradient Nevada, se fait surprendre par les rafales et je décolle après lui. Je fais 2 gonflages pour être sûr que l’aile ne shoote pas.
L’utilisation de l’accélérateur n’est pas physique et accéléré à fond, je ne remarque pas de déformation et de plis, l’aile reste bien tendue.

03/02 – Gonflage sous le vent du mistral
Après tous les essais effectués jusqu’à maintenant, je me rends compte qu’une légère traction des avant suffit au gonflage de l’aile. Ce jour-ci, je me place sous le vent du mistral afin de travailler dans une aérologie turbulente et non prévisible. Et je confirme que l’aile ne shoote toujours pas et a un comportement sain.

04/04 – Gonflage au déco avec vent de travers
Je rejoins le décollage à la débauche sans espérer un vol de durée, ce sera un simple plouf.
Vent travers gauche au déco, parfait pour effectuer du gonflage en condition dégradée. Je tente le décollage cobra et suis agréablement surpris par la facilité, par vent faible et discontinu.
En vol, j’accélère au maximum et même constat que précédemment, la pression dans l’aile est très bien réparti (pas de plis).