Du commencement à nos jours…



LES DEBUTS D’UNE PASSION :

Passionné de machines volantes depuis mon enfance, je bricolais mes premiers cerfs-volants à l’âge de 7-8 ans dans la ferme de mes grands-parents. Sac poubelles et baguettes me suffisaient pour m’émerveiller.
Les illustrations à travers les livres et magazines spécialisées dans les activités aériennes me faisaient rêver.

Afin de me rapprocher de cette fascination financièrement inaccessible lors de mon enfance, j’ai débuté en bricolant ma première maquette de planeur de 2m d’envergure en toile et en balsa à l’âge de 15 ans. Etant très peu équipé face à cette maquette très fragile et ma trousse à outils étant peu fournit, je décide de le revendre en échange d’une aile delta en mousse EPP plus accessible.
Simultanément, je continue à m’éclater avec mon cerf-volant acrobatique 2 lignes qui m’a coûtait très cher, avec lequel j’apprends l’axel, le fade, le coin-toss etc. Je ne pensais pas qu’un cerf-volant delta était capable de réaliser des figures très variées et d’une précision inégalée.

A l’âge de 16ans, je touche aux premières sensations du kite mountainboard avec une aile de traction 4 lignes de 6m², avec laquelle je m’ouvre sérieusement le coude.
Les sauts de puces ne me satisfaisant toujours pas, j’achète 3 vieilles ailes de kite de type C-shape, une Slingshot Fuel 16m, une Naish X2 12m et une North Rhino 10m. La technologie dite « 100% depower » n’existant pas ou commençant à apparaître sur le marché du kitesurf, je parviens à effectuer des sauts  à des hauteurs sensationnelles avec mes ailes dites « camions ».

Très enthousiaste, je découvre le snowkite avec un ami dans les Vosges, sur les spots du Markstein et du Kastelberg.
Vite rattraper par la réalité en février 2008, je connecte mal une de mes lignes avant et ma Naish X2 part en kiteloop et m’emporte très loin. J’ai failli me tuer mais grâce à mon casque, je m’en sors qu’avec une fracture de l’astragale. Je suis donc immobilisé 8 mois avec des vis dans le pied gauche et profite de ma convalescence pour créer un forum de kite nommé « kitersfamilly » avec mon ami. J’en profite également pour enrichir ma culture météorologique et mécanique.

Un an et demi après mon accident, je reprends progressivement le kite-mtb et progresse en kitesurf au Lac du Der, au lac de la Madine et sur la côte d’Opale avec 2 nouvelle ailes, une Naish Boxer (aile plate) et une North Vegas (aile hybride). Prenant vite confiance avec ces ailes, au depower convainquant en comparaison avec mon ancien matériel, je passe du freeride au freestyle.
En 2011, j’intègre l’école militaire à Rochefort. Je passe donc tous mes weekends et toutes mes vacances, été comme hiver, à bivouaquer et à naviguer sur les spots de l’île d’Oléron, principalement à la Rémigeasse, aux Huttes et à Douhet.
2 années plus tard, je sors major de promotion de l’école militaire, obtiens la chance de choisir mon affectation et choisi donc le sud-ouest.
J’en profite donc pour naviguer tous les soirs et les weekends sur le bassin d’Arcachon, le lac de Sanguinet, et sur différents spots tels que Biscarosse-plage et la Salie-Nord.
J’ai pu naviguer sous différentes ailes telles que :
RRD 9m, North Vegas 11m takoon furia 11m et 14m, Zeeko Krush 12m, HQ Matrixx 14m, flysurfer Speed Deluxe 21m.

     

Et c’est après 8 années de kitesurf que je décide de débuter le parapente en 2016.

 

LE SPORT, SOURCE DE VITALITE :

J’ai toujours pratiqué du sport d’endurance tels que le trail, le cyclisme et le VTT ainsi que le renforcement musculaire. Actuellement, je reprends progressivement des entraînements plus adapté afin de me préparer à mes futurs compétitions, notamment celle du marche et vol. De plus, le renforcement musculaire me permet de limiter les dommages corporels en cas de crash.
Anciennement membre de l’équipe de cyclisme des Girondins de Bordeaux, j’ai gagné les Championnats d’Aquitaine à Mussidan en été 2014 et compte me servir de mon expérience de « sportif de haut niveau » pour parfaire mes entraînements et franchir les plus hautes marches dans ma passion.

Je pense que ces expériences m’aideront beaucoup à réussir dans la compétition.

MES PREMIERS VOLS A NOS JOURS :

Dès le début, mon entourage me répétait sans cesse que ma progression en parapente serait rapide. Toutefois, je fais très attention à ne pas sauter les étapes dans ma progression.

N’y croyant pas, je m’inscrit à mon premier stage en juin 2016 à l’Ecole Pyrénéenne de Vol Libre, à Loudenvielle dans les Hautes Pyrénées.

Je prends vite conscience de ma progression fulgurante et commence mes décollages face voile et à enrouler mes premiers thermiques pendant mon stage d’initiation

Et jusqu’à présent, tout le monde me répète que je suis né pour voler.

La machine emballée, j’enchaîne 3 mois plus tard avec un stage progression à la même école à l’issue duquel j’obtiens mon brevet de pilote initial en septembre 2016.

A l’issue de ce stage, enthousiaste sur mes capacités,  j’investi dans une aile Swing Arcus 6 (EN-B) avec laquelle je vole beaucoup sur des petits sites telle que le Pyla, Arbas et Douelle. Je commence rapidement mes premiers petits cross, les décollages cobra, les 360 engagés, le waggas etc.

En parallèle, j’enrichis sans cesse mes connaissances sur la mécanique du vol à travers les livres, les magazines, les videos de SIV etc.

Ayant beaucoup d’heure de vol à mon actif et cherchant la performance, je me procure une aile Airdesign Rise 2 (EN-B+) et une sellette cocon XAlps GTO de Woody Valley.

Après m’être bien familiarisé à mon nouvel équipement, je m’inscris au stage perfectionnement à l’EPVL où nous volions sur diverses sites : Saint Lary Soulan, Loudenvielle, Luchon et en Espagne.J’en profite pour valider mes compétences acquises en autonomie telles que les différentes manœuvres de descentes rapides (360 sortie chandelle et sortie dissipée et 360 grandes oreilles), décollage avec temporisation et contrôle aux arrières etc. Et on me délivre immédiatement mon brevet de pilote en fin de formation.

Durant l’année en cours, j’en profite pour voler sur différents sites pour progresser et

rencontrer différents pilotes de haut niveau qui me transmettent beaucoup leur savoir.

Ainsi, l’année suivante, j’effectue de jolis cross avec par exemple 2 lignes droites d’environ 140km et 95km au départ de Douelle et d’Aubas ainsi qu’un triangle non fermé d’environ 150 km au départ de Passy Plaine Joux.

Et c’est au bout de 2 années de pratiques et au cours d’un stage Distance avec Marc Boyer de l’école Soaring que je démontre mes acquis avec 2 cross de 83 et 86 km en condition plutôt stable, au départ de Floirac et de Millau, dont je suis le seul à réussir à m’extraire dans des conditions très difficiles.

 

Par conséquent, Marc Boyer ayant analysé mon niveau de vol, me valida sans hésitation la partie pratique du Brevet de Pilote Confirmé (BPC).