Compétition Moustier-Ste-Marie : manche 1/3

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Célébrons cette fin de saison de compétition de parapente autour de Moustier-Sainte-Marie, avec 3 jours volables et des conditions plus que acceptable pour cette saison. Certains pilotes termineront leur saison aux championnat de France à la Réunion, et je leur souhaite une très belle aventure. Malheureusement, il ne m’est impossible d’y participer pour des raisons financières (billet d’avion et logement sur place).

Pour cette dernière compétition de cette année particulière, je vous présente 3 jours durant lesquels je parviens à garder une certaine constance. Il y avait d’excellents pilotes parmi les 45 présents, dont leurs niveaux ont pimenté ces 3 jours de folies.
La veille de ce premier jour, j’exploite les tendances à venir au travers des courbes de températures. J’y vois des plafonds constants. Peu de vent météo et des conditions calmes sont à prévoir sur l’ensemble de la compétition.

On arrive au camping du Mont Denier et il est fait froid ! Heureusement, nous avons loué une petite caravane tout équipée pour un faible coût . J’espère que les temps des réservations se terminera, en trouvant un van aménagé d’ici l’année prochaine afin d’être plus autonome.

Nous rejoignons le plus haut décollage, celui du pavillons à 1610m. Orienté en Ouest/Sud-Ouest, il ne faut pas espérer y décoller tôt mais à ma grande surprise, l’instabilité générée par la vallée et les arrêtes est surprenante en milieu de matinée. On distingue quelques pilotes en promenade dans les airs et un bon nombre de vautours.

L’heure est venue de charger le circuit de 33km avec une route nous menant sur le Mont Denier (B1), 1 balise à l’entrée des Gorges du Verdons (B2) et 2 balises en plaine (B3 & B4) qui révèlera de magnifiques surprises. Et pour terminer, la fin des temps (End Speed Section) autour du décollage du Mt Dernier, en contre bas de celui choisit pour la compétition.

Il est 13H30, nous pouvons décoller.

Nous avons 45 minutes pour atteindre le plafond avant le START. L’instabilité en ce début de manche est petite et le plafond difficilement atteignable.

Au moment du START, j’accélére au 3eme barreau le long de la crête, jusqu’à rattraper les premiers avant de valider la première balise (B1).

Au retour de celle-ci, en appui sur la crête du Mont Denier, Seb et moi somme placés en tête.
Ce choix de cheminer au lieu de transiter directement vers la 2eme balise située à plus de 10km de la première nous permet de rester suffisamment haut. Les principales raisons de ce choix important, celui de devoir écourter la prochaine transition par un détour le long de la crête, sont les plafonds et les versants passant à l’ombre avec l’arrivée d’alto stratus.

Le moment est venu de se détacher du relief et de rejoindre la balise suivante (B2). Des versant encore ensoleillé nous assure un plein d’altitude agréable. Au même moment, 4 autres pilotes nous rejoignent et nous transitions ensemble.

Au bout de cette transition et après validation de cette 2eme balise, les thermiques sont très faibles !
Dur de monter vite avec un variomètre affichant 0.5 à 1m/s. Monter haut devient un défit avec cette instabilité désorganisée. Seb et moi explorons chaque coin, à la recherche d’une ascendance généreuse, pendant que 3 pilotes enroulent et montent très lentement jusqu’à attrapper un thermique plus consistant.
Ils assurent le plein d’altitude et partent en plaine.

Quant à Seb et moi, nous partons sur les falaises au sud de Moustier et trouvons la bonne ascendance qui nous amènera au plafond.
Direction les 2 dernières balises en plaines.

Mon scepticisme sur la possibilité de rencontrer de bonnes lignes et de bonnes ascendances en plaine sera de courte durée. Les thermiques en plaine se matérialisent vite, il y a d’excellentes lignes portantes ! Je suis resté sur mes doutes et n’accèlere qu’au deuxième barreau tandis que Seb vole plus vite jusqu’au prochain thermique. Il montera plus vite avec un autre compétiteur et prendra une belle avance.

Pendant ce temps, Jocelyn me rejoind dans un thermique. On valide les dernières balises ensemble jusqu’à ce que nos routes se séparent. Joce parie sur un détour vers Aiguine pour monter haut et arriver confortablement à la section de fin des temps (ESS) alors que je décide de la viser directement sans détour.

Tout ma route est passée à l’ombre des nuages, mais des voiles devant moi me montre des zones encore portantes.
Je suis totalement accéléré depuis l’avant dernière balise en vue de rattraper mon retard sur Seb.
En vallée, j’enroule sur peu de tours un thermique rencontré, mais 1 ou 2 tours supplémentaires m’auraient offert une arrivée plus propre.

J’arrive à proximité du décollage du Mt Denier, où se situe l’ESS, mais il me reste que 9m pour l’atteindre ! Pas assez-haut, je perds 2 précieuse minutes en montant en appui dynamique pour valider la section de fin des temps.

J’étais très surpris par le potentiel en activité thermique sur la plaine. En voyant les 4 premiers pilotes arrivés très bas en plaine, je ne croyais guère en une transition sans dégât. Et j’ai eu tort ! Les meilleures ascendances rencontrées se situaient en plaine !

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