Vautours fauves – Gorges du Verdon

  • Envergure : 2,4 – 2,7m
  • Poids : 7 – 11kg
  • Vitesse vol ~ 50km/h
  • Finesse : 15 (plané de 15km à partir de 1000m d’altitude)
  • Espérance de vie ~ 30ans

Nettoyeurs de la nature, les vautours fauves fonctionnent en réseau, par petit groupe et peuvent parcourir quotidiennement jusqu’à 100km.

A la recherche de nourriture, il utilise les ascendances thermiques (« pompes » dans notre jargon) pour transiter dans ses zones de prospection.

Une ascendance thermique est simplement une bulle d’air chaud se détachant du sol et s’élevant dans les airs, car elle est moins dense que l’air ambiant.
Appelé « éboueur » de la nature, il se nourrit de charogne et son système digestif puissant permet de rompre la chaîne microbienne et parasitaire. En effet, son estomac présente un PH de 1 à 1,5.
Ainsi, ce nécrophage contribue à la limitation des épizooties et de la pollution que représente la présence, dans les lieux difficile d’accès, de carcasses d’animaux morts.

Suite à la disparition de ce rapace dans les régions méditerranéennes au cours du siècle dernier, il fût réintroduit dans le Verdon ainsi que dans d’autres endroits.

Mes photos ont été prises autour des Gorges du Verdon. Les Vautour sont facilement visible sur les points de vue panoramique de la route des crêtes.

Vous êtes passionnés par ces êtres majestueux ? N’hésitez pas à me contacter afin de vous fournir l’endroit idéal pour les observer à moins de 10m.

Ma carte de visite, pour le plaisir de partager

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Il est toujours réjouissant d’être pris en auto-stop et d’être accosté par des curieux à l’atterrissage après un long vol. J’ai dessiné cette carte de visite pour remercier les automobilistes me prenant en stop. Actuellement en formation biplace, je compte offrir des vols en biplace pour ceux m’ayant aider sur mon trajet du retour après un cross par exemple, ainsi qu’aux plus méritants. Cette carte servira également à toute personne souhaitant un point de contact direct pour obtenir des informations ou des conseils.

Beaucoup ignore les capacités de nos machines volantes. On peut parcourir de longues distances et atteindre des altitudes insoupçonnées par les méconnaisseurs. Vient alors des discussions longues et passionnantes autour de notre activité. A travers ce partage, beaucoup de sujets sont abordés tels que le respect de l’environnement, la vie d’une masse d’air instable, la sécurité, la transmission des émotions vécues en vol avec les rapaces…

Partager, c’est être présent avec l’autre. Pour partager, il est essentiel de respecter son prochain et savoir prendre du recul. Avec ces 2 principes, nos propos prennent du sens et de la valeur.

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Pic des Mouches > Montgardin : 134km

>> agrandir ici <<

Cross prévu depuis quelques jours, les conditions s’annonçaient fumante en théorie. Nico et moi nous donnons rendez-vous à Pourrière.

Au village, à 11H00, des cumulus prennent déjà forme ! Je suis de plus en plus impatient. J’adore être tôt au décollage pour analyser l’évolution de la météo.
On attend Séverine et Manu qui nous dépose au Col des Portes avec Jean-Michel.

Arrivé au décollage du Pic des mouches, nous sommes environ une quinzaine à nous préparer.
2 pilotes décollent, partent à l’Est et je démarre à mon tour à 12H00.
Ayant surveillé les 2 pilotes, l’instabilité ne me semblent pas exceptionnelle et me contenterait d’enrouler un petit thermique devant l’aire de décollage avant de partir en cross.

Départ à 1638m, un pilote me suit.

Le variomètre annonce des petites vitesses ascendantes, rien d’exceptionnel, je patiente tout de même dans ceux que je trouve. Le parcours est parsemé de petites ascendances non organisées dans lesquels il faut persister et patienter.
A côté de Rians, je cible un endroit pentu et bien exposé au soleil, avec l’espoir d’y trouver mon bonheur. C’est ma dernière « chance ».
Je commence à penser à mon atterrissage mais ce ne sera pas pour tout de suite ! En effet, cet endroit me délivre un thermique généreux ! Point bas à moins de 125m/sol et je fais mon plafond à 2023m exactement.

Je suis une petite route de nuages en me laissant dériver.

Je distingue Sisteron et vise les villes pourvues de reliefs bien exposés, pour être sûr d’y trouver mes thermiques.
Je passe derrière le sommet de Gâche et ressens une aérologie totalement différente. La brise de vallée atteint les 25km/h.
J’enroule des thermiques avec une dérive intéressante mais ne parviens pas à refaire le plafond. J’aurai du profiter des ascendances devant le Mont Colombis pour préparer une belle transition vers l’Aiguille de Chabrières. A cet instant, je visais Briançon car le ciel se bouchait tout autour de Gap.

Je pose à Montgardin où Antoine me prends en stop et me dépose à la gare. Un excellent chauffeur puisque une fois arrivé à la gare, un train pour rentrer arrivait dans les 9minutes !
Je lui souhaite une excellente poursuite d’étude dans la kinésithérapie et le remercie vivement.

Tentative de départ de l’Escalette

2 Jours avant un changement de programme, Oro et moi devions nous retrouver à Saint-André-les-Alpes. Tout semblait excellent pour un triangle FAI. Cependant, après analyses des différentes couches, il ne fallait pas dépasser les 3000m à cause d’un vent fort du nord.

Hier, après une nouvelle analyse météorologique, on décide d’annuler le trip car du vent météo fort d’ouest rentrera, et un ciel bouché est également annoncé.
En conséquence des changements, Mig, Nico et moi se donne rendez-vous à l’Escallette de la montagne Sainte-Victoire dans l’espoir de suivre le parcours suivant :

On arrive au décollage de l’Escalette à 11h20 et attendons que la balise du Pic des Mouches donne une baisse considérable ainsi que l’orientation ouest désirée.

Les cycles thermiques commencent à se ressentir et décidons de décoller vers 12H00.
A notre grande surprise, le léger vent météo se réoriente en nord-ouest, sommes sous le vent de la crête situé à droite et le ressentons désagréablement.

Mig et Nico réussissent à s’extraire et atterrissent respectivement à Mazaugues et Trets. Quand à moi, j’évite de me rapprocher trop de la crête sous le vent pour éviter la catastrophe et atterris en conséquence.

Autour des chutes du Caramy

Le Caramy est une rivière dont sa source se situe au sud de Mazaugue, soit à 470 mètres d’altitude sur l’ubac du Mourré d’Agnis. Autour des chutes du Caramy, accessible depuis le village de Carcès, vous y découvrirez une importante biodiversité que témoigne mes photos ci dessous.