Mes ambitions dès 2019

DU REVE A LA REALITE :

Fasciné par la montagne et la nature depuis mon plus jeune âge et membre du conseil d’orientation du Parc Naturel Régional de la Sainte Baume, je compte partager ma passion et sensibiliser les personnes sur notre environnement fragile qui nous fait le don d’un immense terrain de jeu.

La nature nous offre un grand espace de liberté et il est primordial d’y être sensibilisé.

Pour continuer à m’investir dans le vol libre, mon objectif principal est la participation aux compétitions de vitesse et de marche et vol si possible. De plus, je souhaiterais partager mes récits de vol bivouac et de cross, et sensibiliser les personnes que je croiserai sur ma route, démarche que j’entreprends lorsque l’on me prend en stop après un cross.

Selon moi, les épreuves de marche et vol est le meilleur moyen d’être en contact avec la nature. De plus, l’aspect d’autonomie rend cette compétition très intéressante car il s’agit d’une course à la fois tactique et stratégique dans laquelle le meilleur observateur peut planifier le meilleur parcours et plan de vol.

Grâce aux compétitions, aux voyages et partages, j’espère progresser et obtenir différentes qualifications, dans le but de rendre accessible le plaisir du vol libre.

Du commencement à nos jours…



LES DEBUTS D’UNE PASSION :

Passionné de machines volantes depuis mon enfance, je bricolais mes premiers cerfs-volants à l’âge de 7-8 ans dans la ferme de mes grands-parents. Sac poubelles et baguettes me suffisaient pour m’émerveiller.
Les illustrations à travers les livres et magazines spécialisées dans les activités aériennes me faisaient rêver.

Afin de me rapprocher de cette fascination financièrement inaccessible lors de mon enfance, j’ai débuté en bricolant ma première maquette de planeur de 2m d’envergure en toile et en balsa à l’âge de 15 ans. Etant très peu équipé face à cette maquette très fragile et ma trousse à outils étant peu fournit, je décide de le revendre en échange d’une aile delta en mousse EPP plus accessible.
Simultanément, je continue à m’éclater avec mon cerf-volant acrobatique 2 lignes qui m’a coûtait très cher, avec lequel j’apprends l’axel, le fade, le coin-toss etc. Je ne pensais pas qu’un cerf-volant delta était capable de réaliser des figures très variées et d’une précision inégalée.

A l’âge de 16ans, je touche aux premières sensations du kite mountainboard avec une aile de traction 4 lignes de 6m², avec laquelle je m’ouvre sérieusement le coude.
Les sauts de puces ne me satisfaisant toujours pas, j’achète 3 vieilles ailes de kite de type C-shape, une Slingshot Fuel 16m, une Naish X2 12m et une North Rhino 10m. La technologie dite « 100% depower » n’existant pas ou commençant à apparaître sur le marché du kitesurf, je parviens à effectuer des sauts  à des hauteurs sensationnelles avec mes ailes dites « camions ».

Très enthousiaste, je découvre le snowkite avec un ami dans les Vosges, sur les spots du Markstein et du Kastelberg.
Vite rattraper par la réalité en février 2008, je connecte mal une de mes lignes avant et ma Naish X2 part en kiteloop et m’emporte très loin. J’ai failli me tuer mais grâce à mon casque, je m’en sors qu’avec une fracture de l’astragale. Je suis donc immobilisé 8 mois avec des vis dans le pied gauche et profite de ma convalescence pour créer un forum de kite nommé « kitersfamilly » avec mon ami. J’en profite également pour enrichir ma culture météorologique et mécanique.

Un an et demi après mon accident, je reprends progressivement le kite-mtb et progresse en kitesurf au Lac du Der, au lac de la Madine et sur la côte d’Opale avec 2 nouvelle ailes, une Naish Boxer (aile plate) et une North Vegas (aile hybride). Prenant vite confiance avec ces ailes, au depower convainquant en comparaison avec mon ancien matériel, je passe du freeride au freestyle.
En 2011, j’intègre l’école militaire à Rochefort. Je passe donc tous mes weekends et toutes mes vacances, été comme hiver, à bivouaquer et à naviguer sur les spots de l’île d’Oléron, principalement à la Rémigeasse, aux Huttes et à Douhet.
2 années plus tard, je sors major de promotion de l’école militaire, obtiens la chance de choisir mon affectation et choisi donc le sud-ouest.
J’en profite donc pour naviguer tous les soirs et les weekends sur le bassin d’Arcachon, le lac de Sanguinet, et sur différents spots tels que Biscarosse-plage et la Salie-Nord.
J’ai pu naviguer sous différentes ailes telles que :
RRD 9m, North Vegas 11m takoon furia 11m et 14m, Zeeko Krush 12m, HQ Matrixx 14m, flysurfer Speed Deluxe 21m.

     

Et c’est après 8 années de kitesurf que je décide de débuter le parapente en 2016.

 

LE SPORT, SOURCE DE VITALITE :

J’ai toujours pratiqué du sport d’endurance tels que le trail, le cyclisme et le VTT ainsi que le renforcement musculaire. Actuellement, je reprends progressivement des entraînements plus adapté afin de me préparer à mes futurs compétitions, notamment celle du marche et vol. De plus, le renforcement musculaire me permet de limiter les dommages corporels en cas de crash.
Anciennement membre de l’équipe de cyclisme des Girondins de Bordeaux, j’ai gagné les Championnats d’Aquitaine à Mussidan en été 2014 et compte me servir de mon expérience de « sportif de haut niveau » pour parfaire mes entraînements et franchir les plus hautes marches dans ma passion.

Je pense que ces expériences m’aideront beaucoup à réussir dans la compétition.

MES PREMIERS VOLS A NOS JOURS :

Dès le début, mon entourage me répétait sans cesse que ma progression en parapente serait rapide. Toutefois, je fais très attention à ne pas sauter les étapes dans ma progression.

N’y croyant pas, je m’inscrit à mon premier stage en juin 2016 à l’Ecole Pyrénéenne de Vol Libre, à Loudenvielle dans les Hautes Pyrénées.

Je prends vite conscience de ma progression fulgurante et commence mes décollages face voile et à enrouler mes premiers thermiques pendant mon stage d’initiation

Et jusqu’à présent, tout le monde me répète que je suis né pour voler.

La machine emballée, j’enchaîne 3 mois plus tard avec un stage progression à la même école à l’issue duquel j’obtiens mon brevet de pilote initial en septembre 2016.

A l’issue de ce stage, enthousiaste sur mes capacités,  j’investi dans une aile Swing Arcus 6 (EN-B) avec laquelle je vole beaucoup sur des petits sites telle que le Pyla, Arbas et Douelle. Je commence rapidement mes premiers petits cross, les décollages cobra, les 360 engagés, le waggas etc.

En parallèle, j’enrichis sans cesse mes connaissances sur la mécanique du vol à travers les livres, les magazines, les videos de SIV etc.

Ayant beaucoup d’heure de vol à mon actif et cherchant la performance, je me procure une aile Airdesign Rise 2 (EN-B+) et une sellette cocon XAlps GTO de Woody Valley.

Après m’être bien familiarisé à mon nouvel équipement, je m’inscris au stage perfectionnement à l’EPVL où nous volions sur diverses sites : Saint Lary Soulan, Loudenvielle, Luchon et en Espagne.J’en profite pour valider mes compétences acquises en autonomie telles que les différentes manœuvres de descentes rapides (360 sortie chandelle et sortie dissipée et 360 grandes oreilles), décollage avec temporisation et contrôle aux arrières etc. Et on me délivre immédiatement mon brevet de pilote en fin de formation.

Durant l’année en cours, j’en profite pour voler sur différents sites pour progresser et

rencontrer différents pilotes de haut niveau qui me transmettent beaucoup leur savoir.

Ainsi, l’année suivante, j’effectue de jolis cross avec par exemple 2 lignes droites d’environ 140km et 95km au départ de Douelle et d’Aubas ainsi qu’un triangle non fermé d’environ 150 km au départ de Passy Plaine Joux.

Et c’est au bout de 2 années de pratiques et au cours d’un stage Distance avec Marc Boyer de l’école Soaring que je démontre mes acquis avec 2 cross de 83 et 86 km en condition plutôt stable, au départ de Floirac et de Millau, dont je suis le seul à réussir à m’extraire dans des conditions très difficiles.

 

Par conséquent, Marc Boyer ayant analysé mon niveau de vol, me valida sans hésitation la partie pratique du Brevet de Pilote Confirmé (BPC).

Cross Millau – St Chély d’Apcher

Cross du vendredi 27 août au décollage de la Puncho d’Agast à Millau.
Vent météo annoncé sud avec une dérive sud ouest en altitude. Le ciel est vite peuplé de cumulus côté est et d’un castelanus en nord-ouest.
Plan de vol, suivre l’autoroute direction Clermont Ferrand.
On décide donc de décoller avec le groupe du stage sur le versant ouest où le vent météo semble mieux rentrer. On enchaîne les uns après les autres les décollages et constitue vite une grappe dans une légère ascendance. Dérivant trop à mon goût, je décide donc de transiter à l’endroit où j’ai fait un plaf la veille mais cela n’a rien donné. Etant très bas, je rejoinds une falaise surplombé par une croix orienté sud et commence à faire « miraculeusement » m’a resource. Une ozone Mantra jaune fluo étant également dans la galère me rejoind. En milieu de vol en direction de Clermont Ferrant, la Mantra plus bas que moi, me retrouve sur un point bas à 490m/sol, où j’enroule du +0,5m/s.
Je transite donc à 2222m vers une rue de nuage où je fais un plafond à 2850m.
Malheureusement, ma route était de plus en plus encombré par des congestus et deux cellule orageuse vers le sud. Je décide donc par sécurité de me poser.

Distance : 82 km
Altitude max : 2850m

Cross Floirac Foussac – Nouailles

Cross du mercredi 25 août au décollage de Floirac.
Vent météo du nord, mais absent. L’attente est longue au décollage, un pilote sous une aile Enzo teste la masse d’air et repli. Les cycles étaient très espacés et courts. Je remarque la manche à air de l’atterrissage à l’horizontale et 4 rapaces et des hirondelles prenant de l’altitude sur la falaise à gauche du décollage, un thermique doit tirer. La brise met du temps à arriver et je décolle donc après le biplace qui fait un tas. Je ressens le thermique aux environs et décide de m’avancer légèrement vers le champ de blé où le contraste au sol est bien marqué et réussi donc à m’extraire.
Le début de vol était difficile, les thermiques n’étaient pas homogènes, beaucoup de cisaillements mais je persiste à enrouler. Je parviens à atteindre la base des nuages qu’en milieu de vol avec un planeur à mes côtés.
J’atterris donc à côté de Castanet, où un éleveur m’a gentillement déposé sur la route principal et où 3 jeunes de médecin du monde m’ont pris en stop pour me déposer à Caussade.

Distance : 86km
Altitude max : 2450m

Petit vol difficile de 40km au départ de Crayssac

Petit vol de 40km à partir du décollage de Crayssac.
Conditions plutôt stable et difficile mais très formateur car enrouler du +0,8m/s en alternant avec du 0m/s, c’était bien long ! Les thermiques n’étaient pas puissant et m’empêchaient d’atteindre la base des nuages (altitude max : 1286m). Il fallait donc prendre tout ce qui passait, ou presque… J’aurai volé plus longuement en prenant la direction du nord dès le décollage, où le ciel était légèrement plus « fumant » et dépourvu de stratocumulus en fin d’après midi.
Arrivé sur Fumel, le ciel s’était couvert de stratocumulus m’empêchant de continuer ma route.